Deux jeunes femmes, Toni et Sonya, partagent un appartement à New York et étudient avec l'ambition de devenir danseuses de ballet professionnelles. Leur vie bascule lorsque Toni attire l'attention, au cours d'une orgie dans l'arrière-salle d'un café, d'un déséquilibré sexuel, Frank Yeager, que son psychiatre a tenté de convaincre de se faire interner volontairement.
"Un film profondément dérangé, tourné à New York et distribué par Distribpix. (Le) réalisateur, STANLEY H. BRASLOFF, a produit Behind Locked Doors et réalisé le film culte Toys Are Not for Children. Mais la grande surprise ici est que l'actrice principale Toni France est en fait ARLENE FARBER, la star sensuelle de films tels que Female Animal, Girl on a Chain Gang et Teenage Mother, tous réalisés par Jerry Gross." (source : SWV)
La société Distribpix occupe une place tout à fait particulière dans l'histoire du cinéma indépendant américain. Si elle est aujourd'hui une référence pour les collectionneurs (notamment via son partenariat avec l'éditeur Vinegar Syndrome), son activité originelle dans les années 60 s'inscrit dans un courant de "contre-culture" cinématographique très spécifique : le cinéma d'exploitation et le cinéma de genre underground.
Voici une présentation détaillée de son rôle et de ses activités durant cette période charnière.
Dans les années 60, le cinéma indépendant américain n'était pas seulement composé de films d'auteur intellectuels. Il existait une branche très lucrative et créative appelée le cinéma d'exploitation.
Le créneau : Distribpix s'est spécialisée dans la distribution (et parfois la production via ses réseaux) de films que les grands studios d'Hollywood (les "Majors") refusaient de toucher.
Les genres : Elle était un pilier du mouvement "Nudie-Cuties" (films de charme légers), du "Sexploitation" (films érotiques avec un semblant de scénario) et plus tard du "Hardcore" au début des années 70.
Le style "New York" : Contrairement à l'industrie de Los Angeles, Distribpix opérait depuis la côte Est (New York/New Jersey), ce qui donnait à ses films une esthétique plus brute, urbaine et souvent plus transgressive.
Activités clés dans les années 60
Durant cette décennie, Distribpix a agi comme un véritable "curateur" de l'interdit :
Distribution en circuit "Grindhouse" : La société alimentait les cinémas de quartier et les cinémas "adultes" de Times Square. Elle gérait la circulation des copies physiques de films qui contournaient souvent le Code de production (la censure officielle).
Soutien aux réalisateurs marginaux : Elle a collaboré avec des figures cultes du cinéma underground et d'exploitation, comme Michael Findlay (connu pour sa "Flesh Trilogy") ou Joe Sarno, maître du mélodrame érotique.
Gestion de catalogue : Distribpix ne se contentait pas de sortir des nouveautés ; elle rachetait les droits de petits films indépendants pour les maintenir en circulation, créant ainsi l'une des archives les plus denses du genre aux USA.
Importance historique et culturelle
Le rôle de Distribpix dans les années 60 est fondamental pour comprendre l'évolution du cinéma américain :






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