vendredi 23 janvier 2026

Yaralı Kurt (1972)

Récemment sorti de prison, Ali accepte de travailler pour des inconnus afin de pouvoir se rendre en Allemagne. Il tue un usurier en échange d'argent et d'un passeport. Mais l'argent s'avère être faux. Ali se met alors à la recherche des hommes qui l'ont trompé. 

 



 

Un film de gangster à part dans le cinéma turc : 

"La critique du capitalisme qu'il place en son centre, sa description naturelle des contradictions nées des fossés de classes et des ravages psychiques qu'ils engendrent, suffisent à faire de Yaralı Kurt un film de gangster à part dans le cinéma turc. En effet, dans le Yeşilçam, les conflits de classes ont toujours été résolus par la conciliation : bourgeois et prolétaires finissent immanquablement par se réunir à la fin du récit, et les problèmes sociaux sont réglés dans l'urgence. Les abîmes sociopsychologiques ne sont jamais dépeints ou sont simplement éludés. La littérature du « garçon riche et de la fille pauvre » trouve une issue discrète grâce à une interprétation sentimentaliste. Deux classes inconciliables finissent bras dessus bras dessous lors d'une cérémonie grotesque digne des contes de fées."



 

Un rôle différent pour Cüneyt Arkın : 

"Le fait que Cüneyt Arkın, figure de proue des rôles de « Jön » (jeune premier), apparaisse ici dans le rôle d'un infirme (oui, Ali Karasu est boiteux) et sorte de ses registres habituels est un autre détail digne d'intérêt. Au cours d'une carrière de près de 300 films et de plus de 25 réalisations, Cüneyt Arkın a traversé plusieurs époques : les mélodrames à ses débuts (Gurbet Kuşları, Aşk ve Kin), les films d'héroïsme épique à la fin des années 60 (Malkoçoğlu, Kara Murat, Battal Gazi), puis les polars et films de gangsters des années 70 (Cemil, Mağlup Edilemeyenler), sans oublier les œuvres sociales à portée politique parfois agitées (Maden, Vatandaş Rıza), les films d'aventure à petit budget des années 80 (Son Savaşçı) et la science-fiction kitsch (Dünyayı Kurtaran Adam). Il a presque toujours incarné des personnages intègres, idéalistes, s'opposant au mal et défendant les opprimés, occupant systématiquement le premier rôle. (...) Avec Yaralı Kurt, il parvient pour la première fois à briser le carcan de ses rôles classiques."

https://sanatlog.com/manset/yarali-kurt-1972-omer-lutfi-akad/ 



 

Le film en VO : 

https://1fichier.com/?wzcfpmxvhsku1lf7twd7 

Les sous-titres Fr maison : 

après commentaire, suivi d'une demande par email à lebisfaitsoncinema@gmail.com  

 

Les sous-titres en turc créés pour cette traduction : 

https://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/13523622/-tr 

 

 

 

 

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